Depuis les hauteurs du Zénith
À chaque fois que j’allais voir un concert au Zénith de Dijon, je regardais cette passerelle située tout en haut de la salle. Et à chaque fois, je me faisais la même réflexion :
Les photos de dingue que je pourrais faire depuis là-haut.
Le point de vue sur toute la foule devait être assez impressionnant. Et puis, il y avait aussi ce côté inaccessible et forcément rare qui me donnait encore plus envie d’aller voir.
Bref, depuis pas mal d’années, y monter était devenu un objectif.
Et l’occasion s’est enfin présentée
Dernièrement, je me retrouve à travailler sur un projet au Zénith. Alors forcément, je tente ma chance. Je demande s’il est possible de monter jusqu’aux passerelles techniques pour réaliser quelques prises de vue.
La réponse arrive rapidement. Elle est positive ! Deux personnes de la sécurité doivent m’accompagner. Avant de partir, elles me donnent tout de même une consigne :
Par contre, vous videz toutes vos poches. Rien ne doit pouvoir tomber.
Oui, logique. Il y a près de 6 000 personnes en dessous. Je vide donc mes poches et je garde seulement mon appareil en main, tout en y ajoutant une sangle de cou. Pendant quelques secondes, je me suis dit que (plus que d’habitude encore) je n’avais surtout pas le droit de le lâcher.
Bien entendu, ma vraie crainte — si je dois le préciser — n’était pas de casser mon matériel, mais plutôt de blesser quelqu’un… dans le meilleur des cas.
Vue sur les gradins et la fosse du Zénith de Dijon, depuis la passerelle située sous le toit.
Comme marcher dans le vide
Pour capturer intégralement ce moment, je fixe également ma caméra Insta360 sur moi. J’ai envie d’enregistrer tout ce moment sans avoir à m’en préoccuper. Je veux pouvoir en garder un souvenir tout en restant concentré sur les photos et les vidéos que je suis venu réaliser.
Le moment arrive enfin ! Nous commençons à monter les longs escaliers. Une fois arrivé en haut, je pose le pied sur la passerelle et je regarde immédiatement vers le bas. Quelle surprise... inattendue !
Le sol est en réalité constitué d’une grille métallique. On voit donc quasiment à travers. Autrement dit, j’ai la sensation de marcher dans le vide. Je ne suis pas particulièrement sujet au vertige. Enfin… disons plutôt que je l’ai quand même un tout petit peu. Je sursaute un bon coup, mais je passe très vite à la suite.
Enfin, la vue que j’imaginais
Lorsque je lève les yeux, je découvre enfin la vue que j’avais imaginée pendant toutes ces années. Toute la foule est là, sous mes pieds et en même temps devant moi. C’est immense !
Le point de vue est réellement incroyable. Mais il n’y a pas que l’image. Le son aussi est impressionnant. Depuis les passerelles, on entend absolument toute la salle : les réactions, le bruit de près de 6 000 personnes réunies.
Ah oui, et il fait très, très chaud aussi. Mais ça, c’est un détail.
Mon appareil en main, je commence à photographier et à filmer, alors que les premières goutes de sueur coulent le long de front. Pas vraiment le temps de réfléchir. Je déclenche, je cadre, je change d’angle, je regarde autour de moi et de change et rechange encore d'endroit.
Bref, j’en profite un maximum, car je sais aussi que le temps est compté.
Dans les entrailles du Zénith
En montant, je pensais surtout à la foule. Je voulais ce point de vue spectaculaire sur l’ensemble de la salle. Mais je découvre aussi quelque chose auquel je n’avais pas vraiment pensé : toute la structure métallique du Zénith.
Les énormes charpentes, les passerelles… Tout ce que l’on ne remarque jamais lorsque l’on se trouve dans les gradins ou dans la fosse.
Nous marchons presque dans le noir, toujours avec cette drôle de sensation d’avancer dans le vide.
Finalement, ces structures sont presque aussi impressionnantes que la vue sur le public. Visuellement, elles donnent énormément de profondeur aux images et renforcent ce sentiment d’exploration qui m'envahit.
Un petit rêve de vidéaste et de photographe réalisé
Cette vidéo, elle était naturellement prévue depuis le départ.
Je voulais partager ce moment parce que, réellement, je réalisais un petit rêve personnel. Cela peut sembler assez simple : monter sur une passerelle, faire quelques photos, enregistrer quelques plans…
Mais quand on observe un endroit pendant des années en se demandant ce que l’on pourrait créer depuis là-haut, le jour où l’on y accède enfin a forcément une saveur particulière.
Et c’était franchement génial !







