Dijon, quand tombe la nuit
La nuit, Dijon change de visage. En fait, c’est d’ailleurs le cas de toutes les villes, et même de n’importe quel paysage. Les rues se vident peu à peu ou, au contraire, s’animent davantage selon les endroits. Les éclairages urbains prennent le relais du soleil et certains lieux, finalement assez ordinaires en journée, deviennent soudain beaucoup plus photogéniques.
Au fil de plusieurs promenades nocturnes, j’ai photographié la ville sous cette lumière artificielle : la gare, les rues du centre-ville, le stade Gaston-Gérard ou encore le quartier de la Fontaine d’Ouche, observé depuis les hauteurs du port du canal.
Deux atmosphères lors d'une même soirée
Les photographies de la Fontaine d’Ouche et du stade ont été prises un soir où j’étais sorti avec un objectif bien précis (je ne parle pas ici de mon matériel, même si, pour la petite histoire, j’avais emporté mon 100–400 mm) : photographier le feu de forêt de Couchey, visible depuis Dijon.
La situation était peu banale, aussi spectaculaire que dramatique. Selon la direction dans laquelle j’orientais mon appareil, je pouvais photographier une scène marquée par les flammes et la fumée. Puis, en faisant pivoter mon objectif de seulement quelques degrés, découvrir une ville calme, baignée dans une lumière douce et presque poétique.
Deux ambiances totalement opposées, observées depuis le même toit de Dijon et au même moment.
Photographier Dijon autrement
C’est aussi ce que j’aime dans la photographie nocturne, (même si oui, je dois souvent me faire violence pour ressortir une fois le soleil couché) : elle permet de porter un autre regard sur des lieux que l’on ne penserait pas forcément à photographier en pleine journée.
Une gare, pourquoi pas un parking, une rue presque vide ou un bâtiment éclairé peuvent alors devenir le sujet d’une image à travers un autre regard. Il suffit parfois d’attendre que la nuit tombe pour redécouvrir une ville que l’on croyait pourtant bien connaître.











