Il y a 16 ans, à quelques jours près, je découvrais sur la télévision de mes parents une publicité qui allait profondément me marquer. Celle de Nikon. Alors oui, cela peut vous sembler pour le moins surprenant… Être marqué par un film, ça s’entend plus facilement. Mais laissez-moi vous en dire un peu plus…
Une publicité pour un appareil photo Nikon
Ce qui m’a marqué, ce n’est pas cette phrase « je suis passionné ». En réalité, je ne l’étais probablement pas encore. En tout cas, je ne savais pas que la photographie et la vidéo prendraient autant de place dans ma vie. Ce n’est pas même Robbie Williams en tant que tel. D’ailleurs, je n’ai pas souvenir de l’avoir beaucoup écouté. C’est l’émotion que cette publicité provoque en moi. La symbiose très précise de trois choses : ce que je vois à l’écran, le bruit de la foule, et cette musique.
Aujourd’hui, quand je la regarde une énième fois, j’en ai encore des frissons qui me parcourent le dos.
Je sais bien que c’est subjectif. Je sais bien que c’est sans doute lié à ma personnalité, à ma sensibilité, à ma manière de recevoir les images, à mon rapport à la musique. Tout le monde ne ressent pas forcément la même chose. Mais justement : je trouve ça intéressant aussi, cette idée qu’une séquence peut devenir un repère intime chez quelqu’un et passer complètement au-dessus chez d’autres. Ce n’est pas forcément universel. Mais puissant, pour certains, à un moment donné.
La découverte de Radical Face
Le plus drôle, c’est qu’à l’époque, je n’avais pas de smartphone. Et si Shazam existait déjà, je ne le savais sûrement pas, ou je n’avais pas l’outil sous la main. Bref : trouver le nom de cette musique était réellement devenu une obsession.
Je passe du temps à la chercher. À fouiller. À essayer de la retrouver sur Google : « Musique pub Nikon ». Je ne sais pas combien de jours — ou de semaines — ça me prend, mais je sais que j’y pense (très très) souvent.
Et puis je finis par mettre enfin un nom dessus : Radical Face.
Aujourd’hui, c’est sans aucun doute le groupe que j’écoute le plus. Pas “par nostalgie pub”, auquel cas je vous l’accorde, là ce serait vraiment très bizarre. Mais parce que j’ai trouvé un univers musical qui me fait voyager. Il m’ouvre des images. Il m’inspire, me donne des idées. Ça me met dans un état où j’ai envie d’imaginer des projets. Et ça, pour moi, c’est précieux.
Ce lien avec Nikon
Et forcément, il y a l’autre détail amusant : Nikon.
Quand je décide de passer un cap dans l’image — disons-le comme ça — je me tourne vers Nikon quasi instinctivement. Sans comparer pendant des heures. Sans regarder en détail ce que proposent les autres marques. Certains diront que c’est un manque de professionnalisme. Et dans le fond, je peux l’entendre.
Mais je ne le regrette pas une seconde.
Je ne dis pas que Nikon est “meilleur que tout”. Pour être franc, je n’en ai absolument aucune idée à vrai dire ! Je dis juste que, pour moi, il y a une naturelle cohérence. Une continuité. Parfois on prend des décisions parce qu’on a des tableaux comparatifs. Et parfois on les prend parce qu’un détail émotionnel a laissé une trace. Comme quoi, il ne faut jamais négliger la part émotive d’une vidéo ou d’une publicité car elle peut porter ses fruits bien plus tard.
Bref, c’est publicité Nikon raconte aussi une petite partie de mon histoire, j’avais juste envie de vous la partager.










