Une belle soirée (et une belle fête) de Coupe du monde à Dijon
Après la qualification de la France face au Paraguay et celle du Maroc face au Canada, ce France – Maroc a forcément quelque chose de particulier. Ce n’est pas seulement une affiche de quart de finale, c’est une belle fête de football. C’est aussi une soirée qui, je le sais avant même de sortir, s’annonce mémorable.
Je repars donc avec ma caméra, toujours avec l’envie de faire de belles images, et une motivation encore plus forte que la fois précédente.
J’ai repris contact avec certains supporters marocains rencontrés quelques jours plus tôt place de la République, et je commence l’avant-match avec eux, dans un bar à chicha du centre-ville.
De la place de la Libération aux Halles
Une fois le match lancé, je reprends mon road trip entre les bars et les places dijonnaises. Direction celle de la Libération. Des inconnus viennent vers moi pour me demander une photo. Je prends le temps de les photographier, avant de retrouver mon spot de la semaine passée, en attendant un but qui, comme pour France – Paraguay, n’arrive pas. Décidément…
Dijon – Place de la République (Coupe du monde 2026) – Des supporters de l’Equipe de France suivent le match contre le Maroc depuis les nombreuses terrasses des bars de la place.
Le premier but, enfin au bon endroit
Tant pis pour ma scène de but tant espérée sur la place de la Libération. Pendant la mi-temps, j’en profite pour prendre la direction des Halles. Durant ces quinze minutes, au moins, je suis certain de ne pas louper une grosse occasion de sortir ma caméra. Ce genre de moment manqué, bien trop frustrant, que doivent certainement connaître bon nombre de photographes et vidéastes.
Pour le début de la seconde période, je reste à l’intérieur du Mac Callaghan. Le match bascule enfin. Je filme l’ambiance du bar au moment même où arrive le premier but français.
J’alterne rapidement entre vidéos et photos. Cette fois, je tiens (enfin !) une scène forte et spontanée. Je suis au bon endroit, au bon moment, avec en plus la chance d’avoir commencé à filmer avant même que le ballon n’entre dans les filets du gardien marocain.
Le deuxième but devant le Q Bistrot
Comme j’ai déjà de belles images, je décide de changer d’endroit. Pour varier mes plans, je commence à rejoindre la place Émile-Zola (oui, en plein match), où je sais qu’un important rassemblement de supporters s’est formé. Mais sur le chemin, juste en passant devant le Q Bistrot, le deuxième but français arrive.
Heureusement dans ce genre de soirée, je garde systématiquement ma caméra en main. Interdiction de l’avoir au fond du sac tant que je ne suis pas rentré chez moi ! Comme quoi, je n’étais vraiment pas loin de vivre l’un de ces fameux moments frustrants.
Les bras se lèvent, les cris partent d’un seul coup, les drapeaux surgissent au-dessus des terrasses. En quelques secondes, la soirée bascule une seconde fois.
Dijon – Rue Quentin (Coupe du monde 2026) – Les supporters français fêtent le deuxième but de l’Equipe de France depuis la terrasse du Q Bistrot.
Place Émile-Zola, au-dessus de la foule
Arrivé place Émile-Zola (sans manquer de but !) l’ambiance est encore plus dense. Il y a tellement de monde qu’il m’est impossible de me faufiler. Je choisis donc de rester aux abords, avec une vue assez impressionnante sur cette marée humaine. Il me manque simplement un peu de hauteur pour réaliser l’image que j’imagine déjà.
Je finis par en trouver, comme je peux : un petit poteau de rue, pas plus haut qu’une cinquantaine de centimètres, à peine assez large pour y poser mes deux pieds. La position est aussi audacieuse que franchement inconfortable. La vue, cependant, est parfaite. Alors je reste là, en équilibre, à attendre le prochain moment. Un troisième but, peut-être. Ou simplement le coup de sifflet final.
La France mène 2-0. La fin du match approche. Pour ma part, cette attente, perché sur mon petit poteau, finit par ressembler à une petite épreuve de résistance. Dans un coin de ma tête, je me dis que ça ferait un bon entraînement pour l’épreuve des poteaux de Koh-Lanta. Mais je ne veux — je ne dois — surtout pas bouger.
Dijon – Place Émile-Zola (Coupe du monde 2026) – Les supporters français fêtent la victoire de l’Équipe de France.
Le coup de sifflet final
Quand le coup de sifflet final retentit, tout explose d’un coup. Les cris, les drapeaux français, les téléphones levés, les verres jetés en l’air, puis ce fumigène rouge qui traverse la scène sous une pluie de bière.
J’alterne entre photos et vidéos aussi vite que possible, avec cette sensation trop rare de savoir que je suis en train de tenir quelque chose de beau et de mémorable à la fois. Désormais, il me tarde désormais de rentrer chez moi pour confirmer tout cela.













