Coupe du monde 2026 à Dijon : ce que les soirs de match laissent en images
À l’occasion de la Coupe du monde, j’ai eu envie de parcourir ma ville. Dans les rues, sur les places et aux terrasses des bars, le football provoque des scènes fortes, collectives et spontanées. Des regards tendus vers les écrans, des cris de joie, des silences… Bref, l’un de ces moments où une multitude d’inconnus se réunissent par la même attente.
Ce soir-là, entre la qualification du Maroc face au Canada et celle de la France face au Paraguay, j’ai traversé la ville caméra en main. Certes un peu pour regarder le match, mais surtout pour garder une trace de ce que ces moments provoquent à Dijon, et sans doute dans beaucoup d’autres villes du monde.
Parcourir les rues, les places et les bars pour capter des images qui resteront
Sortir filmer et photographier un soir de match, c’est accepter de ne pas vraiment le regarder. C’est le ressentir à travers les personnes présentes, le suivre par fragments, du coin de l’œil, entre deux déplacements, entre deux déclenchements, entre deux décisions de cadrage. En quelque sorte, c’est sacrifier une partie de son propre plaisir de supporter pour essayer de garder une trace de ce que les autres vivent.
Dijon – Place de la République – Les supporters du Maroc célèbrent la qualification de leur équipe en 1/4 de finale de la Coupe du monde 2026.
Le Maroc : première grande ferveur de la soirée
La qualification du Maroc en quart de finale
Avant France – Paraguay, j’ai regardé ce match contre le Canada. Non seulement j’ai apprécié le jeu des Marocains, mais surtout, ils ont décroché une place en quart de finale. Si j’avais prévu de sortir pour couvrir le match de l’équipe de France, cette victoire du Maroc a quelque peu chamboulé mes plans.
Je suis sûr que, quelque part, il y a des supporters du Maroc en train de célébrer la victoire des leurs. Alors sans tarder, je pars en trombe de chez moi, enfourchant mon vélo pour rejoindre le centre-ville. Passage obligé pour m’y rendre : place de la République. Avant même de voir la place, j’entends déjà au loin les klaxons et des instruments de musique.
Une fois sur place, je pose mon vélo, et je me plonge au cœur de cette petite mais belle foule vêtue de rouge. Maillots, écharpes, drapeaux bougent au rythme de la musique jouée. C’est vraiment un beau moment !
Déjà une belle fête, place de la République
Je m’approche et commence à déclencher. Les gens me voient, me regardent, sourient à l’objectif, bref, jouent le jeu !
Je crois bien être le seul à capturer ces belles images, et je m’amuse réellement. On me demande mon compte Insta pour retrouver les images. On me demande quelques photos privées, que j’ai naturellement prises puis envoyées par la suite. Bref, c’est justement ce genre de moment que je suis venu chercher… et la soirée ne fait que commencer !
Dijon se métamorphose dans une ambiances des grands soirs
Des terrasses déjà pleines bien avant le coup d’envoi
Lorsque j’arrive au centre-ville, je ressens immédiatement cette atmosphère particulière des grands soirs. Le match ne débute que dans plus d’une heure, mais Dijon semble déjà dans les starting-blocks.
Les terrasses sont bondées. Les serveurs multiplient les allers-retours entre l’intérieur des établissements et l’extérieur, où les écrans de télévision sont déjà allumés. Autour des tables, les gens rient, crient, s’amusent, et se risquent déjà à quelques pronostics enflammés.
Dijon, Place de la Libération – Le Palais des Ducs et des États de Bourgogne, illuminé aux couleurs de la France à l’occasion de la Coupe du monde 2026.
« On pensait que nous étions les maîtres des illuminations… mais en fait non ! »
Le Palais des Ducs en bleu, blanc, rouge
Comme le coup d’envoi n’est pas encore imminent, je prends quelques minutes pour photographier le Palais des Ducs et des États de Bourgogne, lui aussi habillé pour l’occasion en bleu, blanc et rouge. À mesure que la nuit tombe, les façades deviennent toujours plus spectaculaires.
Autour de moi, des dizaines de personnes s’arrêtent avec leur téléphone pour garder, elles aussi, une trace de ce moment. Je décide de les filmer, parce que finalement, ça raconte aussi une partie de cette soirée. Un couple de Lyonnais, que je filme en train de photographier la mairie, me sourit et engage la conversation : « On pensait que nous étions les maîtres des illuminations… mais en fait non ! »
France – Paraguay : suivre le match du coin de l’œil
Cette fois, c’est bon. La Marseillaise vient de retentir place de la Libération. Le coup d’envoi est donné, le match commence.
Trouver le bon angle sans perdre le fil du match
Pour la première mi-temps, je décide de rester sur cette même place. Les terrasses sont pleines à craquer. Des passants s’arrêtent et s’agglutinent aux abords des cafés pour suivre le match, eux aussi. La scène est belle : des tables serrées, des regards unanimement tournés vers les écrans, des conversations interrompues à chaque accélération.
En arrière-plan, le Palais des Ducs brille aux couleurs de la France dans la nuit désormais tombée. Je cherche alors les meilleurs angles : avoir le plus de monde possible à l’image, conserver le monument en décor, tout en regardant le match du coin de l’œil.
Dijon, Place de la République (Coupe du monde 2026) – Des supporters de l’équipe de France suivent le match contre le Paraguay, depuis les nombreuses terrasses des bars de la place.
Déclencher, attendre… supprimer
Dès qu’une action semble dangereuse, dès qu’elle peut potentiellement amener un but pour l’équipe de France, je déclenche ma caméra. J’espère capter ce moment précis où la place bascule, où les corps se lèvent d’un seul bond, où les cris surgissent d’un seul coup. Malheureusement, le match en décide autrement.
Je passe presque toute la première mi-temps à enregistrer, attendre, puis supprimer mes rushs dans la foulée. Une action démarre, l’espoir monte, puis plus rien. À la mi-temps, le score reste figé à 0-0. Petite déception, je n’aurai pas, ici, la scène que j’espère tant.
Autour des Halles de Dijon
Pour la deuxième mi-temps, je décide de rejoindre les Halles. L’ambiance y est différente. Il y a toujours autant de monde, mais dans une atmosphère plus « intimiste ».
Les rues, elles, semblent presque désertées. Mais au détour d’une terrasse, on retrouve soudain des groupes entiers de Dijonnais, concentrés au même endroit, les yeux rivés sur le match. Visuellement, ce contraste me plaît beaucoup : une ville calme en apparence, mais quand même animée par des foyers d’attention et d’énergie collective.
Vivre le match autrement
J’espérais forcément une avalanche de buts. Pas seulement pour le score, mais aussi pour les images : capturer une joie collective après un but inattendu !
Le match ne m’a pas offert ça. Mais ce n’est pas grave. Enfin, disons que c’est comme ça. Quand je sors avec mon appareil, je ne cherche pas seulement la scène spectaculaire : j’essaie de raconter une histoire en images. Et ce soir-là, l’histoire, c’était essentiellement ça : des regards figés sur les écrans, des corps tendus, des soupirs et un long moment de frustration face à un match qui tardait vraiment à basculer.
Dijon, autour des Halles (Rue Quentin) – Des supporters de l’équipe de France suivent le match qui oppose la France au Paraguay.
Et maintenant, place à France – Maroc !
La France et le Maroc sont qualifiés et s’affronteront en quart de finale !
Je ne sais pas encore quelles images cette soirée offrira. Des chants, des drapeaux et des maillots, des regards, des explosions de joie, peut-être un peu de tout ça à la fois. Mais il est certain que je serai là, dans les rues de Dijon, pour vivre le match comme j’aime le faire, avec pour objectif d’en garder quelques fragments visuels.



















