Dimanche matin, café en main, je me promenais sur Facebook lorsque je suis tombé sur une publicité pour une application nommée Politês.
Étrangement, je ne clique quasiment jamais sur des publicités. En général, je les ignore sans même vraiment les regarder. Mais cette fois pourtant, j’ai cliqué.
Parce que le concept m’a intrigué.
L’idée repose sur quelque chose d’assez simple : des questions, des sondages et des tendances d’opinion en temps réel. Et forcément, lorsqu’on s’intéresse un minimum à la politique, à la société ou tout simplement à la manière dont les gens pensent aujourd’hui, c’est difficile de ne pas être curieux.
Une application simple et claire au premier abord
Après quelques minutes d’utilisation, j’ai trouvé l’ensemble plutôt propre et efficace.
L’interface est moderne, lisible et compréhensible presque immédiatement. On répond à des questions, on consulte des tendances, mais on peut aussi proposer soi-même des sujets. Certaines questions s’adressent à l’ensemble des utilisateurs du pays, d’autres peuvent être diffusées de manière plus localisée, à l’échelle d’une région par exemple.
Et c’est probablement ce que je trouve le plus intéressant dans le concept.
Contrairement aux « sondages » — oui, les guillemets s’imposent — que l’on voit circuler sur les réseaux sociaux, ici il ne semble pas possible de créer des groupes orientés politiquement afin de poser des questions uniquement à des personnes qui pensent déjà la même chose.
Lorsqu’une question est publiée, elle paraît être proposée à l’ensemble des utilisateurs concernés, peu importe leurs opinions, leur âge ou leurs convictions politiques.
Du moins, c’est ce que je crois comprendre pour l’instant.
Une autre manière de sonder l’opinion publique ?
Autre point intéressant : l’application repose largement sur l’anonymat.
Et surtout, à priori, il ne semble pas possible de commenter directement les sondages. Ce choix peut évidemment être vu comme une limite. On perd forcément une partie de la nuance, des explications ou du débat.
Mais en contrepartie, cela semble aussi éviter une grande partie des affrontements permanents qui finissent par rendre beaucoup de réseaux sociaux particulièrement fatigants.
En regardant certaines tendances et certains résultats, j’ai même eu l’impression de voir s’exprimer des personnes qui, finalement, ne prennent peut-être jamais vraiment la parole ailleurs.
Et honnêtement, certains résultats m’ont surpris — ou plutôt rassuré. De manière générale, j’ai trouvé l’ensemble moins agressif, moins anxiogène et parfois plus nuancé que ce que l’on peut lire ou voir quotidiennement sur les réseaux.
Affaire à suivre…
Bref, je manque encore de recul sur l’application, mais je dois reconnaître que le concept m’intrigue suffisamment pour avoir envie de continuer à la tester.
Je ne sais pas encore ce qu’elle vaut réellement sur le long terme, si elle parviendra à trouver un public important ou encore à quel point les résultats sont réellement représentatifs.
Mais je trouve l’idée suffisamment intéressante pour mériter qu’on s’y attarde un peu.
J’ai d’ailleurs déjà posé quelques questions :
- Connaissez-vous l’histoire des Ducs de Bourgogne ?
- Etes-vous favorable à l’interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs ?
Je ferai probablement un retour plus détaillé prochainement.










