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Reportage sportif à Dijon : un stage de basket avec David Holston

Fév 21, 2026 | Coulisses de projets, Photographie

Photographier du sport, ce n’est pas seulement capturer une action. C’est figer un instant qui ne se reproduira jamais. Un regard. Un geste. Une émotion. Une posture.

Lorsque Yannis m’appelle pour venir couvrir l’un de ses stages de basket, je ne refuse jamais. L’ambiance est toujours particulière. Décontractée, mais intense. Une trentaine de jeunes passionnés, réunis pendant quelques jours pour progresser, apprendre et vivre quelque chose de fort.

Mais cette fois-ci, le moment avait une saveur encore plus particulière.

Quand la légende David Holston entre dans le gymnase

À Dijon, on ne présente plus David Holston. Une légende vivante. Un joueur emblématique. Un modèle pour toute une génération.

Le jour où il est intervenu sur le stage, les jeunes avaient littéralement des étoiles dans les yeux. Il est venu raconter son parcours, partager son expérience, donner des conseils… et surtout passer du temps avec eux sur le terrain.

Pour Yannis, c’était aussi un moment important. Faire venir Holston, c’est offrir aux jeunes bien plus qu’un entraînement. Il le savait très bien. Mon rôle, ce jour-là, était simple : ne rien laisser passer.

Un reportage sportif à hauteur d’humain

Le photographe que je suis aime aussi la vitesse, l’explosivité, le mouvement. Mais ce que je préfère par-dessus tout, ce sont les interactions humaines.

Les regards entre un jeune joueur et son idole. Le sourire discret après un conseil donné. La concentration intense avant un exercice.

Ces moments-là parlent plus que n’importe quelle action spectaculaire. J’ai livré une vingtaine de photos issues de cette série. Une sélection forte, volontairement resserrée, pour garder l’intensité du moment.

Photographier le sport en salle : une exigence différente

Jusqu’à présent, j’avais davantage l’habitude de photographier du sport en extérieur. En intérieur, la lumière change tout. Dans un gymnase, elle est plus faible, plus irrégulière.
Ce jour-là, mon objectif a montré ses limites. Manque d’ouverture, donc manque de lumière.

Les images restent, à mon sens, très réussies.
Mais en photographie sportive, on est toujours en quête du mieux. D’un peu plus de précision. D’un peu plus de lumière. D’un peu plus de maîtrise.

Cette frustration m’a poussé à évoluer. Depuis, j’ai investi dans un nouvel objectif, particulièrement efficace dans ce type d’environnement. Parce que progresser fait aussi partie du métier.

Une série qui a trouvé son public

Au-delà du gymnase, ces images ont eu un écho particulier. David Holston lui-même a partagé les photos sur Instagram. Le post a dépassé les 20 000 vues.

Mais au-delà des chiffres, ce qui compte, c’est la portée émotionnelle. Les jeunes qui se reconnaissent. Les parents fiers. L’énergie retransmise.

Figer des moments suspendus

Photographier un stage comme celui-ci, c’est raconter bien plus qu’un entraînement. C’est documenter un souvenir. Un moment qui restera probablement gravé pour ces jeunes joueurs.

La photographie permet d’arrêter le temps. Et au fond, que ce soit en reportage sportif à Dijon ou ailleurs, ce que je cherche toujours à capter, c’est exactement ça : l’instant suspendu.

Nous sommes

Nous sommes

Depuis plusieurs mois, je réfléchis à “Nous sommes”, un projet de film en cours d’écriture. J’y cherche une manière simple et cinématographique de faire ressentir le lien invisible qui traverse une ville.